top of page

Aïda Kazarian, Prélude d’une feuillaison (expo)

  • Photo du rédacteur: Maïté Lanthin
    Maïté Lanthin
  • 8 janv.
  • 3 min de lecture

Bien que la saison hivernale soit le moment où les arbres se découvrent de feuilles, l’exposition « Prélude d’une feuillaison » est une image forte pour annoncer l’éclosion de nouveaux souffles dans l’œuvre d’ Aïda Kazarian.


Elle nous plonge dans un univers de feuilles d’or qui semblent vibrer sur une toile translucide ou sur des supports en bois figurant l’idée d’icônes sans visages mais avec les empreintes des doigts de l’artiste. Car son œuvre est faite d’empreintes du bout de chacun de ses 10 doigts ou de ses mains entières. Chacune ayant une signification selon le doigt choisi, comme l’auriculaire, évoquant le son ou peut-être les points d’acupuncture stimulés en auriculothérapie! 

Aïda nous transporte dans un espace vivant ou cohabitent en harmonie, les tableaux aux teintes pastels, une installation vidéo, des cassettes audio où les voix de ses proches s’entremêlent sur une durée de 15 ans.

 

Icônes revisitées par les empreintes de doigts, cest le monde de Aïda Kazarian
Icônes revisitées par les empreintes de doigts, cest le monde de Aïda Kazarian

Une salle est consacrée à une œuvre unique: la présentation de livres peints de différentes dimensions qui font partie d’une somme de 1200 volumes réalisés de 1993 à 2022 ainsi que la maquette d’une bibliothèque destinée à les recevoir dans le futur. Mais en attendant que le projet se réalise, lors du vernissage, les visiteurs ont pu découvrir le prototype d’un livre retraçant l’ensemble des œuvres de l’artiste; un volume sous forme d’œuvre d’art, reprenant non seulement les 1203 livres peints mais aussi des catalogues consacrés à d’autres types d’ouvrages comme des livres de voyages, des livres d’or d’expositions, des publications collectives créés à quatre mains avec d’autres artistes ou écrivains

 

empreintes sur toile:  la répétition,  une prolongation de la tradition ancienne du tapis comme le mouvement de va- et- vient des tisserands et des tisseuses.
empreintes sur toile:  la répétition,  une prolongation de la tradition ancienne du tapis comme le mouvement de va- et- vient des tisserands et des tisseuses.

La vente de cette future édition qui comportera 300 livres dont 30 exemplaires uniques, contribuera au financement d’un projet « pharaonique », à savoir la création d’une bibliothèque conçue par le jeune architecte belge Kasimir Ketele. Une salle est consacrée à ce projet où l’on peut admirer quelques livres exposés et surtout la maquette de la bibliothèque, destinée à accueillir la totalité de ses 1001 ouvrages peints réalisés au cours de ces 40 dernières années.

Destinée à accueillir jusqu’à quatre visiteurs, la bibliothèque, immersive et mobile, permettra une approche directe des ouvrages peints, enrichie par des compositions sonores et des séquences vidéo, offrant une continuité sensible à Prélude d’une feuillaison.

 

Aïda Kazarian, est déjà l’auteure de « Peintures-Paintings », une démarche qui révélait la relation intime entre les livres peints et le versant plus traditionnel de son œuvre picturale. Moins diffusés que ses toiles, ces livres peints constituent une composante essentielle de sa pratique artistique.

 

Aïda Kazarian et Natacha Mottart fondatrice et directrice Artistique de LMNO
Aïda Kazarian et Natacha Mottart fondatrice et directrice Artistique de LMNO

A découvrir à la galerie LMNO, située dans l’un des Pavillons du XIXe siècle à l’entrée du Bois de la Cambre. Un lieu emblématique devenu galerie sous l’impulsion de Natacha Mottart, historienne de l’art, qui depuis 2016, avec son mari Olivier Legrain et Christophe Veys, avait fondé LMNO. Depuis 2016, ces passionnés d’art et de nature s’attachent à présenter des artistes belges et étrangers à un moment charnière de leur trajectoire et dont les pratiques artistiques entrent en résonance avec les mutations du monde contemporain. Cette démarche cherche à croiser les approches issues de domaines multiples, tels que les sciences, la mémoire du passé, la littérature, la nature ou encore les questions sociétales et politiques. Dès lors ils accordent une attention particulière aux artistes dont les œuvres interrogent de manière essentielle les problématiques liées à l’environnement, aux enjeux sociétaux et à la responsabilité collective.

-> photos ci-dessous (légendes plus bas)


Pratique

LMNO 544 et 589 Avenue Louise

B-1000 Bruxelles

Ouvert du mercredi au samedi de 11h00 à 18h00 et sur rendez-vous

 

Exposition au 544, avenue Louise.

Jusqu’au 28 février 2026

mobile 32 498 57 35 47

 

Aïda Kazarian et le compositeur et musicien Jean-Paul Dessy
Aïda Kazarian et le compositeur et musicien Jean-Paul Dessy
Moment suspendu  dans un espace vivant à la fois intime et collectif avec les cartons dorés destinés à la présentation des gâteaux  investis par l’artiste, qui y appose ses empreintes porteuses de sens et de mémoire.
Moment suspendu  dans un espace vivant à la fois intime et collectif avec les cartons dorés destinés à la présentation des gâteaux investis par l’artiste, qui y appose ses empreintes porteuses de sens et de mémoire.

 

Icônes revisitées par les empreintes de doigts... C'est le monde de Aïda Kazarian
Icônes revisitées par les empreintes de doigts... C'est le monde de Aïda Kazarian
Icônes revisitées par les empreintes de doigts, c'est le monde de Aïda Kazarian
Icônes revisitées par les empreintes de doigts, c'est le monde de Aïda Kazarian
Le vent feuillète un livre : extrait de la vidéo
Le vent feuillète un livre : extrait de la vidéo
sans pinceaux, ni outils, le langage mystérieux des empreintes
sans pinceaux, ni outils, le langage mystérieux des empreintes
Maquette de la bibliothèque   
Maquette de la bibliothèque   
empreintes d’or sur toile transparente
empreintes d’or sur toile transparente
15 ans d’enregistrements de conversations  de proches de l’artiste
15 ans d’enregistrements de conversations  de proches de l’artiste
Réminiscences d’émotions, l’empreinte devient signe; chaque  empreinte apposée relie le geste à l’objet et lui confère une dimension symbolique
Réminiscences d’émotions, l’empreinte devient signe; chaque  empreinte apposée relie le geste à l’objet et lui confère une dimension symbolique



Commentaires


bottom of page